::: SILENT SCREAMS PREMIERE PARTY :::

A film by Anthony Teoli

::: CABARET CLEO :::

Vendredi 2 Mars ::: Venez assister à la soirée gala première du film SILENT SCREAMS, un film à caractère fétichiste d'Anthony Teoli. Habillez-vous de façon extravagante et courrez la chance de gagnez des prix et certificats cadeaux Cruella pour le meilleur costume! DJ Faith sera de la partie avec une sélection musicale ennivrante. ::: Ouverture: 10pm / Présentation du film:10:30pm / Admission: 10$ / Dress Code: Fétiche, gothique, glamour, Kinky, Sexy, All-Black, Pas De Jeans! ::: Venez vous joindre à nous pour une autre extraordinaire soirée dans une ambiance hors de l'ordinaire! - Cabaret Cleo, 1230 Boul.St-Laurent / coin Ste-Catherine (2ème étage).

Friday March 2nd ::: You will be treated to the premiere party of SILENT SCREAMS, a film by Anthony Teoli featuring delicious fetish-clad caracters. Dress-up the part and you will have a chance at winning prizes and Cruella gift certificates! ::: DJ Faith will rev-up the night with his own fiery musical blend! ::: Doors open: 10pm / Film premiere: 10:30pm / Admission: $10 / Dress Code: Fetish, gothic, glamour, Kinky, Sexy, All-Black, No Jeans! ::: Join us for another extraordinary event in the unique ambiance of the Cabaret Cleo, 1230 St-Laurent Blvd. / corner Ste-Catherine (2nd floor).

 
 
 

::: ENTRETIEN AVEC ANTHONY TEOLI directeur du film SILENT SCREAMS :::

Club Sin: Anthony, comment s'y prend-on lorsqu'on veut tourner un film indépendant?


ANTHONY TEOLI:
La première chose à déterminer ce sont les coûts. Étant donné que les producteurs indépendants n'ont pas les budgets ni les ressources des productions hollywoodiennes, on doit immédiatement trouver un médium qui peut livrer une qualité acceptable sans faire "sauter" les dépenses. C'est la raison pour laquelle la production SILENT SCREAMS a été tournée sur bande vidéo DV (vidéo numérique) car au moins on obtient une qualité de 720 pixels par 480 pixels. C'est sûr qu'on est loin des 4000 pixels qu'on obtiendrait si la production aurait été tournée sur pellicule 35 mm, mais à moins d'avoir des gros budgets ou des subventions, il est pratiquement impossible de tourner un film sur pellicule 35mm.

Il faut tout de suite comprendre que mon film a pu être réalisé grâce à l'aide de mes élèves qui m'ont aidé du début à la fin de la production ainsi que des acteurs amateurs qui ont accepté de participer au projet par dévouement pour la cause. Aucun acteur ni membre de l'équipe technique n'a reçu de salaire... ni moi d'ailleurs!

À cause de cela, je n'ai que des éloges à faire à tout ceux et celles qui ont participé directement ou indirectement au projet, car le tout s'est déroulé sur une période de 3 ans et demi. D'ailleurs, je veux en profiter ici pour prendre le temps de remercier certaines personnes, car sans leur aide, le film n'aurait pu être réalisé: Mario Bouchard de Polymorphe, Boyd Dawe de B&S Électrique, Maîtresse Yvanka, Peter Cohen, Alex Henderson, Michael Shewchuk, Lyne Rochon, et tant d'autres que je ne peux énumérer ici.

Club Sin: Quelles sont les contraintes d'une production indépendante?

ANTHONY TEOLI: Il y en a tellement que je ne saurais par où commencer. Toutefois, je crois qu'une des plus grosses contraintes est d'être capable de garder tout le monde (acteurs et équipe technique) motivé durant toute la durée de la production. Il faut comprendre que ce n'est pas facile de garder tout ce beau monde heureux semaine après semaine durant une couple d'années. Je dis bien une couple d'année car comme on n'a pas de budget et tout le monde travaille durant la semaine pour gagner leur vie, on n'a que les weekends (samedi ou dimanche) pour tourner les scènes du film. Donc, avec seulement une journée de tournage par semaine, on devine très vite que ça va prendre des années avant d'avoir un produit fini.


Club Sin:
Y a-t-il des moments où l'on veut tout abandonner?

ANTHONY TEOLI: En toute honnêteté, je dirais que oui! Il m'est arrivé plusieurs fois de vouloir prendre la décision de tout lâcher. Je me disais souvent que peut-être le rêve de tourner mon premier long-métrage en était un trop farfelu. Par contre lorsque je voyais mes élèves et les acteurs se pointer semaine après semaine sur le plateau de tournage avec un gros sourire sur le visage et une volonté à toute épreuve, je me disais que je ne pouvais pas lâcher et tout abandonner, car indirectement,
j'aurais tué le rêve de tant d'autres individus. Comme je ne voulais pas briser le rêve des autres, j'ai persévéré jusqu'à la fin.
Aujourd'hui, je suis content de ma décision d'avoir continué car tout le monde est heureux d'avoir complété le projet. On a le sentiment du travail accompli... C'est sûr qu'avec plus de temps et un budget convenable le résultat serait supérieur, mais dans les circonstances, je suis extrêmement satisfait car l'expérience au niveau humain a été extraordinaire et si c'était à recommencer, je recommencerais demain matin, sans hésitation.

Merci à tout le monde pour le merveilleux support, et surtout merci à toi Eric pour toutes les heures que tu as dévouées à l'organisation de la soirée du 2 mars 2007. Je crois que ça va être une soirée extraordinaire avec tous les amis et "supporters".